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Actualité copropriété8 min de lecture

Thermostat obligatoire en copropriété : 2027 ou 2030 ?

Pour les bâtiments existants, l'obligation générale de régulation automatique de la température a été reportée au 1er janvier 2030. Le calendrier conserve une échéance de 2027 pour certaines constructions nouvelles. En copropriété, il faut distinguer cette régulation, le comptage des consommations et la télérelève : ces équipements ont des fonctions différentes et ne suivent pas nécessairement la même date d'application.

Par Équipe Mon Palier

Radiateur mural dans un logement
Photo d’illustration : radiateur fixé à un mur.

Pourquoi trouve-t-on encore la date de 2027 ?

Le décret du 7 juin 2023 avait fixé une échéance générale au 1er janvier 2027. Le décret du 26 décembre 2025 a modifié le calendrier pour les bâtiments existants. Des articles, devis ou supports commerciaux peuvent encore reproduire l'ancienne date. Une recherche sur les thermostats obligatoires en 2027 doit donc conduire à une réponse qui explique cette évolution, plutôt qu'à un rappel inchangé de l'annonce initiale.

Selon Service Public, l'échéance du 1er janvier 2030 concerne les logements existants. La date du 1er janvier 2027 reste applicable aux bâtiments ou parties de bâtiments nouveaux dont la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée à compter de cette date. Il faut examiner la catégorie du projet avant de choisir son calendrier.

Pour une copropriété déjà occupée, la première démarche consiste à identifier les installations existantes et leur capacité de régulation. La date de construction ne suffit pas à décrire leur état : certains logements ont déjà des dispositifs adaptés, d'autres des équipements partiels ou anciens. Un diagnostic technique évite de commander inutilement un second dispositif ou de supposer qu'un simple bouton gradué remplit toutes les fonctions attendues.

Quelles fonctions le dispositif doit-il assurer ?

L'objectif est de pouvoir réguler automatiquement la température par pièce ou par zone de chauffe selon les situations prévues. Service Public décrit un dispositif programmable avec des niveaux de fonctionnement tels que confort, réduit, hors gel et arrêt. La programmation permet d'adapter les périodes de chauffe aux besoins ; elle ne se limite pas à lire la température sur un écran.

Le thermostat n'a pas à être obligatoirement connecté à Internet. Une application sur smartphone peut être une option pratique, mais elle ne constitue pas à elle seule la preuve d'une obligation réglementaire. Pour comparer des propositions, il faut demander quelles fonctions sont assurées localement, quelles fonctions dépendent d'un service distant et comment le dispositif reste utilisable en cas de changement d'occupant.

La compatibilité doit être examinée avec le chauffage réel : chaudière individuelle, radiateurs électriques, installation collective ou autre système. Un produit adapté à un logement équipé de radiateurs électriques ne se transpose pas automatiquement à des radiateurs à eau alimentés par une chaufferie commune. Le professionnel doit expliquer le mode de commande et les éventuels travaux nécessaires.

Régulation, répartiteur et télérelève : quelle différence ?

Un dispositif de régulation agit sur la chaleur fournie. Un compteur ou un répartiteur sert à évaluer une consommation pour la répartition des frais. La télérelève permet de recueillir les informations à distance. Ces fonctions peuvent se compléter, mais installer l'un de ces équipements ne prouve pas que toutes les autres obligations sont remplies.

Cette distinction est particulièrement importante à l'approche de 2027. La fiche Service Public consacrée à l'individualisation des consommations indique une échéance de télérelève pour les appareils concernés au 1er janvier 2027. Le report des thermostats dans l'existant ne doit pas être présenté comme un report automatique de cette autre exigence. Pour lire les sommes facturées, consultez aussi la répartition des frais de chauffage collectif, qui distingue les relevés, la part commune et les autres dépenses.

FonctionQuestion à poser au prestataireDocument à conserver
RégulerComment la température est-elle commandée et programmée ?Description fonctionnelle et notice
CompterComment la consommation du logement est-elle déterminée ?Références des appareils et méthode de calcul
TéléreleverLes index sont-ils recueillis sans entrer dans le logement ?Modalités de relève et contrat
InformerComment les données deviennent-elles compréhensibles pour l'occupant ?Exemple de relevé et coordonnées du support

Qui doit préparer le projet dans une copropriété ?

Service Public indique que l'installation incombe aux propriétaires, qu'ils occupent le logement ou le louent. En copropriété, cette responsabilité doit être articulée avec le statut des équipements et les éventuelles interventions sur les parties communes. Un propriétaire ne peut pas déduire de son obligation individuelle qu'il est libre de modifier une installation collective sans examen préalable.

Le syndic peut réunir les contrats, interroger le mainteneur et préparer les décisions collectives nécessaires. Le conseil syndical aide à préciser les problèmes rencontrés : absence de commande, difficulté de programmation ou températures très différentes entre logements. Les témoignages des résidents sont utiles pour orienter le diagnostic, sans se substituer aux vérifications techniques.

Le dossier doit préciser qui intervient sur quoi et qui prendra en charge chaque dépense selon les règles applicables. Une proposition globale peut comporter plusieurs catégories de prestations. Les séparer facilite l'information des copropriétaires et évite de présenter comme identique la situation de tous les appartements alors que leurs installations diffèrent.

Comment étudier la faisabilité avant de choisir un équipement ?

Un relevé initial doit identifier le générateur, le mode de distribution, les commandes présentes et les contraintes d'accès. Dans une résidence fictive, certains appartements disposent de radiateurs équipés de commandes récentes et d'autres de dispositifs anciens. Une commande uniforme passée sans vérification risque de produire des équipements inutilisables dans une partie des logements.

Les exceptions liées à l'impossibilité technique ou économique ne doivent pas être affirmées sur la base d'un ressenti. Service Public cite notamment la nécessité d'une justification et, pour certains cas, d'une étude. Le professionnel doit expliquer l'obstacle, la solution examinée et les éléments qui fondent son analyse. Un coût jugé élevé par un occupant ne constitue pas automatiquement une exemption.

Étapes à suivre

  1. Décrire l'installation

    réunir les notices, références et contrats, puis repérer les commandes déjà présentes dans les logements.

  2. Faire vérifier la compatibilité

    demander une réponse sur chaque configuration représentée dans la résidence.

  3. Définir le périmètre

    distinguer fourniture, pose, réglages, accès aux logements et accompagnement des occupants.

  4. Préparer les décisions

    vérifier avec le syndic les autorisations et règles de prise en charge nécessaires.

  5. Prévoir la réception

    demander des essais de programmation et une notice réellement utilisable par les résidents.

Quels points faut-il comparer dans les devis ?

Une offre doit préciser le nombre d'équipements, leur référence, les fonctions incluses et les prestations de pose. Vérifiez aussi les coûts d'abonnement, les piles ou consommables, la maintenance et les conditions de remplacement. Une proposition moins chère à la pose peut avoir des frais récurrents différents ; le comparatif doit rendre cette différence visible sans inventer un coût d'usage identique pour tous.

Demandez comment les données sont accessibles si le système est connecté, qui peut modifier les paramètres collectifs et ce qui se passe lors du départ d'un locataire. Pour un logement loué, la remise de la notice et l'explication des commandes doivent faire partie du parcours d'installation. L'occupant doit pouvoir utiliser l'équipement sans dépendre du compte personnel de l'ancien résident.

Comment vérifier le fonctionnement et traiter les difficultés ?

La réception doit contrôler plus que l'allumage de l'appareil. Faites tester la modification d'une consigne, la programmation d'une période et le retour au fonctionnement habituel. Les essais doivent être réalisés de manière adaptée avec le professionnel, sans manipulations risquées du réseau collectif. Le compte rendu identifie les logements ou configurations contrôlés et les anomalies restant à corriger.

Les premières semaines peuvent révéler des difficultés d'usage. Organisez un canal de signalement qui distingue défaut matériel, problème de programmation et problème de chauffage collectif. Cette qualification évite de demander à un installateur de thermostat de résoudre seul un défaut de distribution de chaleur qui relève d'une autre intervention.

  • Catégorie du bâtiment et calendrier applicables identifiés.
  • Fonctions de régulation et de comptage distinguées.
  • Compatibilité confirmée pour les configurations présentes.
  • Coûts récurrents et conditions de maintenance précisés.
  • Notices, essais et réserves conservés après installation.

Comment organiser le suivi sans attendre la dernière échéance ?

Le report à 2030 laisse une marge pour intégrer le sujet à l'entretien et aux projets de rénovation. Il n'empêche pas une copropriété de corriger plus tôt une installation difficile à piloter. Le planning doit relier diagnostic, choix technique et décisions, en tenant compte de la saison de chauffe et de l'accès nécessaire aux logements.

Le guide du suivi des travaux et l'article sur la remise en route du chauffage collectif complètent cette préparation. Mon Palier peut centraliser les pièces et les signalements et diffuser les dates confirmées. L'application ne certifie pas la conformité d'un thermostat et ne pilote pas le chauffage à la place du système installé.

Questions fréquentes

Le thermostat est-il obligatoire en 2027 dans tous les logements ?

Non, le calendrier de l'existant a été reporté à 2030. Certaines constructions nouvelles conservent une échéance de 2027.

Le thermostat doit-il être connecté ?

La connexion à Internet n'est pas une obligation générale de ce dispositif. Les fonctions de programmation doivent être vérifiées.

Un répartiteur règle-t-il la température ?

Il sert à évaluer une consommation. Il ne remplace pas automatiquement une commande de chauffage.

La télérelève a-t-elle aussi été reportée à 2030 ?

Il ne faut pas déduire ce report de celui des thermostats. Les obligations de comptage ont leur propre calendrier.

Qui paie l'installation dans un logement loué ?

Service Public désigne le propriétaire pour l'installation. La répartition des travaux privatifs et collectifs doit être examinée.

Le locataire doit-il conserver la notice ?

Elle doit lui permettre d'utiliser le dispositif. Prévoir sa remise facilite aussi les changements d'occupant.

Peut-on choisir un modèle sans consulter le chauffagiste ?

La compatibilité doit être confirmée avec l'installation réelle. Une fonction annoncée ne garantit pas son fonctionnement sur chaque chauffage.

Une exemption est-elle possible ?

Des cas techniques ou économiques sont prévus. Ils doivent être justifiés selon les conditions applicables.

Le conseil syndical peut-il réaliser le diagnostic technique ?

Il peut réunir les observations et documents. La vérification de l'installation doit être confiée à un professionnel compétent.

Peut-on grouper les achats ?

Une étude collective peut être utile. Elle doit tenir compte des différentes configurations des logements.

Faut-il voter toute intervention en AG ?

Cela dépend des équipements et des parties affectées. Le syndic doit qualifier les décisions nécessaires.

Les économies sont-elles garanties ?

Non, elles dépendent des usages et du bâtiment. Les hypothèses d'une estimation doivent rester explicites.

Quel contrôle prévoir après la pose ?

Testez les fonctions prévues et conservez les résultats. Une réserve doit avoir une suite identifiée.

Mon Palier commande-t-il les thermostats ?

Non, l'application organise le suivi des dossiers. Le pilotage relève du système de chauffage et de ses commandes.